Philippe le Bel

Les origines de la guerre de cent ans.


Les origines de la Guerre de Cent Ans découlent d'une banale histoire de famille...

Philippe le Bel et la reine Jeanne avaient quatre enfants, trois garçons Louis, Philippe et Charles et une fille Isabelle.
Philippe le Bel  en famille Soucieux d'établir la paix dans son royaume, Philippe le Bel voulut dans les premiers temps de son règne, s'entendre avec le roi d'Angleterre qui possédait de nombreuses terres sur le territoire de France. Il donna ainsi sa fille unique en mariage au roi Edouard II d'Angleterre. Isabelle devintreine d'Angleterre. Les jeunes souverains anglais eurent un fils qu'ils prénommèrent Edouard comme son père. Plus tard, le jeune garçon règnera sur l'Angleterre sous le nom d'Edouard III
Ses prétentions au trône de France furent la cause de la Guerre de Cent Ans.

A la mort de leur père, les trois fils de Philippe le Bel furent chacun à leur tour appelés à régner sur la France... pour une période très brève.

Louis X dit le Hutin, l'aîné des garçons, régna pendant à peine deux ans (1314 - 1316).Il eut un seul fils, le petit Jean qui mourut moins d'une semaine après sa naissance. On raconte qu'il fut tristement empoisonné.
Son frère Philippe fut appelé à lui succéder. Très grand, on l'appela Philippe le Long. Il régna pendant cinq ans (1316 - 1322), avant de s'éteindre laissant derrière lui seulement des filles pour lui succéder. 
Le dernier fils de Philippe le Bel fut alors sacré. Charles IV était très beau et on l'appela comme son père "le Bel". Il se maria trois fois mais comme son frère Philippe, il n'eut que des filles. Il resta sur le trône six ans (1322 - 1328) avant de mourir à Vincennes. 
Charles était le dernier descendant mâle de la prestigieuse lignée des Capétiens qui régnait sur la France depuis l'an 987.
Lorsque Charles mourut, sa soeur Isabelle d'Angleterre revendiqua le trône de France pour son fils le jeune Edouard. Elle prétendait, avec justesse, être l'unique descendante de Philippe le Bel à avoir un fils... Il était donc logique à ses yeux qu'il hérite de son grand-père.  

 

C'était la première fois qu'un tel cas se produisait; les seigneurs français furent consternés.
Depuis Hugues Capet en 987, tous les souverains avaient eu au moins un fils. Traditionnellement, le fils aîné succédait au roi. Cette tradition obéissait à un droit très ancien qui remontait à l'époque des Romains; il avait autrefois été repris par le roi Clovis. Ce droit stipulait que les filles étaient toujours écartées de la succession du trône au profit des garçons. Ce droit s'appelle la loi Salique.

Or, le frère de Philippe le Bel, Charles de Valois avait eu la chance d'avoir un fils qu'il avait appelé du nom de son père Philippe le Hardi, en mémoire de lui. Le jeune Philippe de Valois prétendit également à la couronne de France après la mort de son cousin Charles. Il s'appuyait sur l'existence de la loi salique et sur le fait que son cousin Charles le Bel l'avait désigné comme successeur, peu de temps avant de mourir. « Vous êtes certes le petit-fils de Philippe le Bel par votre mère, disait Philippe de Valois à Edouard III; mais comme je l’emporterais sur la mère, je l’emporte à plus forte raison sur le fils. Votre mère n’a pu vous transmettre un droit qu’elle n’avait pas. »
En cette année 1328, était-il imaginable que le roi d'Angleterre, ennemi juré depuis des siècles devienne le suzerain du royaume de France? L'Angleterre par ses possessions en Guyenne (autour de la ville de Bordeaux), était le vassal de la France.
Si le roi anglais devenait roi de France, la France serait assujettie à l'Angleterre.
C'était, on s'en doute inconcevable! 

Les prélats et les barons de France se réunirent alors en assemblée pour discuter de la succession du trône. Qui choisir? Philippe qui était Français mais n'était pas du sang direct de Philippe le Bel ou Edouard descendant direct du roi mais qui était Anglais?
Sans trop d"hésitation, les notables choisirent Philippe, respectant par là l'ultime volonté du roi Charles. Philippe de Valois fut alors couronné sous le nom de Philippe VI. L'une des premières dispositions qu'il prit fut de réaffirmer l'importance de la loi Salique dans la succession au trône de France.

 

La Guerre

Le roi d'Angleterre feignit dans un premier temps de se plier à cette décision. Il accepta en 1329 de prêter hommage à Philippe VI, se reconnaissant par ce geste son humble vassal. Mais en réalité Edouard était furieux et, influencé par sa mère Isabelle, ne voulait en aucun cas renoncer à la couronne de France. Il cherchait une bonne raison de se révolter. L'occasion ne tarda pas à se présenter lorsque Philippe décida d'aider le roi d'Ecosse chassé de son trône par les Anglais. Edouard, mécontent que l'on se mêlât des affaires de son royaume, déclara aussitôt la guerre à la France. Philippe VI en représailles, lui confisqua la Guyenne mais le Pape, qui ne voulait pas d'une guerre entre ces rois chrétiens parvint à éviter l'occupation de la Guyenne. Il poussa ensuite les deux monarques à se réconcilier. Peine perdue! Edouard refusa de prêter hommage à Philippe qu'il considérait ouvertement comme un usurpateur et envoya un messager porter un défi à Philippe "qui se dit roi de France". Cette insolence offusqua profondément Philippe.

La guerre de Cent Ans débuta sur ces entrefaites. La guerre, entrecoupée par de longues périodes de paix, allait durer un peu plus de 100 ans.
Les Anglais débarquèrent en France et furent partout victorieux, remportant les batailles de Crécy (1346) et de Poitiers (1356). 
Après un léger recul sous le règne de Charles V le Sage et de son fidèle Bertrand du Guesclin, les Anglais revinrent en force écrasant les Français à la tristement célèbre bataille d'Azincourt (1415). 
Le traité de Troyes signé par la reine de France Isabeau (femme de Charles VI) en 1420 acheva de livrer toute la France.  

Armoiries de FranceLes Anglais restèrent en France jusqu'en 1453, (une vingtaine d'années aprèsArmoiries d'Angleterre la mort de Jeanne d'Arc). Mais les rois d'Angleterre n'abandonnèrent pas pour autant la couronne de France.

Jusqu'au XIXème siècle, ils se considérèrent en effet comme étant nos souverains. Les fleurs de lys des armoiries de France restèrent présentes dans les armoiries du royaume d'Angleterre jusqu'en 1801, date à laquelle le roi d'Angleterre George III renonça officiellement au royaume de France.

 

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