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La bataille de Bouvines
En 1214, Jean sans Terre et Otton décident dattaquer ensemble
Philippe. Il est entendu quOtton attaquera par le nord dans les
Flandres pendant que Jean attaquera par le sud en débarquant à
la Rochelle. Philippe, sans perdre un instant, envoie contre Jean son
fils Louis (le futur Louis VIII). Celui-ci met Jean facilement
en déroute
Pendant ce temps là, Philippe se rend dans
les Flandres à la tête dune forte armée. A la
tête de celle-ci flotte le fameux oriflamme de Saint Denis qui avait
déjà mené à la victoire cent ans plus tôt
le roi Louis VI contre lempereur dAllemagne de lépoque.
Comme cent ans auparavant les soldats de Philippe Auguste se rallient
à cet oriflamme aux cris de guerre " Montjoie ! Saint
Denis !"
Il était de tradition à lépoque que la guerre
nait pas lieu le dimanche, jour du Seigneur Jésus-Christ.
Ce jour là pourtant, dimanche 27 juillet 1214, Otton attaqua larmée
française au repos. Philippe était si scandalisé
quil fut certain que Dieu lui donnerait la victoire ; de plus
Othon était excommunié par le Pape ce qui faisait de lui
lennemi des chrétiens... Avant la bataille Philippe
prononça un discours resté célèbre " Notre
confiance et notre espérance sont toutes mises en Dieu. Otton et
tous les siens sont excommuniés par notre père le pape parce
quils sont ennemis et destructeurs des choses de la sainte église.
Leur or et leur argent sont acquis des larmes des pauvres et des rapines
faites aux clercs et aux églises. Mais nous sommes chrétiens
et suivant la coutume de la Sainte Eglise et bien que nous soyons pêcheurs
comme les autres hommes, nous nous soumettons à Dieu et à
la Sainte Eglise. Nous la gardons et la défendons selon notre pouvoir.
Cest pourquoi nous nous fions hardiment à la miséricorde
de notre seigneur qui nous donnera de surmonter nos ennemis qui sont les
siens et de vaincre
" Philippe à la tête de ses hommes chargea. La lourde cavalerie toute caparaçonnée le suivit. Malgré des heaumes et les armures, les chevaliers étaient facilement reconnaissables à leurs bannières et à leurs couleurs. Cest ainsi que le roi de France fut rapidement repéré. Otton avait décidé de le tuer dès le début de la bataille afin que sa capture - ou sa mort décourage ses hommes. Philippe bientôt se retrouva entouré par les Allemands. Ceux-ci déployèrent toute leur ruse pour le faire tomber de cheval mais Philippe se battait comme un lion faisant tournoyer son épée autour de lui et fauchant les bras et les têtes de ses ennemis. Mais les Allemands, plus nombreux, finirent par avoir le dessus ; ils le harponnèrent avec leurs crochets et le tirèrent à terre. Aussitôt tous se jetèrent sur lui et de la pointe de leur épée cherchèrent la maille faible de son haubert afin de le tuer. Aucun Français ne saperçu que le roi était tombé ; seul son porte-oriflamme le vit. Comme convenu, pour signaler que le roi était en danger, il agita son drapeau au dessus de sa tête pour prévenir les chevaliers. Hélas ! la bataille était si violente quil fallut un moment avant que ses hommes comprennent la situation. Heureusement la cote de maille du roi était de bonne qualité et résista le temps que ses chevaliers accourent. Nécoutant que leur courage ils se ruèrent dans la bagarre, empoignant leurs ennemis à bras le corps, les poussant et les tuant, jusquà ce quils parvinrent enfin au roi. Celui-ci était mal en point mais vivant ; voyant ses hommes sapprocher il parvint à se relever et se saisissant dun cheval quon lui amenait se jeta en selle et repartit au combat. Galvanisés par le retour du roi, les Français furent bientôt maîtres du combat, ce que voyant l'empereur Otton senfuit laissant sur place ses hommes, ses bannières et ses armes. " Nous
ne verrons plus sa figure aujourdhui " sécria
en riant Philippe lorsquil le vit senfuir au grand galop. "Qui pourraient raconter les joyeux applaudissements les hymnes de triomphe les innombrables danses du peuple, le doux chant des clercs et sons harmonieux des cloches dans les églises?" (récit d'un chroniqueur) |
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