
Le
mystère élucidé...
On
sait aujourd'hui que la jeune femme retrouvée à Berlin en
1920 n'est pas Anastasia.
Pourtant jusqu'à très récemment on avait encore des
doutes. Le procès de son identité a duré pendant
près de quarante ans. A chaque fois, malgré les preuves
apportées, les tribunaux ont rendu leur verdict : Mme Anderson
ne peut être la Grande Duchesse Anastasia.
Ses partisans ont contre attaqué, accumulant les preuves :
Ils ont fait appel à des scientifiques pour comparer l'écriture
d'Anna Anderson à celle de la Grande Duchesse.
les savants ont affirmé que c'était la même main qui
avait tracé les lignes d'écriture.
Ils ont fait appel à des scientifiques pour comparer le visage
d'Anastasia jeune fille à celui d'Anna Anderson,
les scientifiques ont décrété que c'était
le même visage à quelques années d'intervalle.
Enfin, il y a plusieurs mois, la science a rendu
son verdict définitif:
On a comparé quelques cellules génétiques d'Anna
Anderson avec celles du Prince Charles d'Angleterre. On se souvient que
la mère d'Anastasia était la petite-fille de la Reine
Victoria. Charles d'Angleterre est donc un cousin d'Anastasia.
les scientifiques ont dit qu'en AUCUNE manière Anna et Charles
ne pouvaient être cousins même lointains.
Anna Anderson est donc bien une usurpatrice.
-
Qui était elle donc ? sans doute, on le sait maintenant, après
une enquête minutieuse qui a permis de retrouver son frère,
une ouvrière polonaise.
- Comment
a-t-elle pu connaître les détails de la vie à la
Cour ? sans doute en lisant les journaux...
Un
mystère demeure néanmoins...
En 1998, l'ancien président de la Russie, Boris Eltsine
a voulu que l'on enterre dignement les restes de la famille impériale
dans le tombeau de leurs ancêtres à l'église Saint
Paul et Pierre à Saint Petersbourg.
Ces restes avaient été retrouvés en 1991 à
coté d'Ekaterinbourg où la famille avait été
massacrée en 1918.
Avant de la cérémonie, des experts ont fait des études
génétiques sur les ossements afin de s'assurer que c'était
bien ceux du tsar et de sa famille.
Ils ont conclu qu'il y avait bien là les restes de Nicolas II,
de sa femme et de trois de ses filles: Olga, Tatiana et Anastasia.
Manquent donc le tsarévitch Alexis et
sa soeur la Grande Duchesse Maria.